KezakoNavigo ep.2 : fléché-métré et outils

Le fléché-métré... il est le premier stade de la navigation actuelle : les rallyes de régularité FFSA l'utiliseront sur 100% de leur parcours car ils accentuent l'impact de la régularité ; en navigation à l'inverse, il servira surtout de liaison, sauf pour les catégories d'initiation au rallye. Peu importe qu'il soit primordial ou anecdotique, il mérite sans réserve d'être mis en lumière et explicité car tout ce que nous dirons ici resservira pour la suite !


Nous parlons ici de ce qui constitue aujourd'hui la base de la quasi-totalité des rallyes en anciennes auxquels vous pourrez prendre part, le fameux "boule-flèche". En effet, c'est le mode de navigation le plus lisible, le plus simple : vous savez d'où vous venez, vous savez où vous allez, et vous savez à quelle distance vous y allez ; donc sauf à croiser la route d'un organisateur vicieux, peu de pièges en perspective. Mais, aussi limpide soit-il, le fléché-métré nécessite tout de même quelques clés de lecture.



En général, et sauf en ce qui concerne la cosmétique, une page de road-book fléché-métré se présentera toujours sensiblement de la même manière : distances totale et partielle, note (ou direction), informations et une ou deux colonnes complémentaires (et facultatives). Si, d'apparence, leur lecture semble frapper au coin du bon sens il est un mécanisme fondamental que nous appellerons la lecture en escalier. Eh bien oui, un road-book se lit de gauche à droite et de haut en bas, mais avec un décalage. Jetons un œil à la page ci-dessous et aux flèches qui l'ornent : la distance partielle indiquée en vis-à-vis de la case 66 ne doit pas se lire à compter de ladite case 66 mais à partir de la 65 : dis autrement, la distance partielle de la case n est celle qui sépare n-1 de n...



Mais comment se lisent-elles ces fameuses distances partielle et totale, hein ? Sauf à ce que vous soyez un génial géomètre qui s'ignore, ce n'est pas votre nez qui vous indiquera la distance.


Pour y parvenir, 3 outils magiques peuvent être à votre disposition :


- Le compteur journalier de votre monture : imprécis, pas toujours facile à remettre à zéro... vous êtes un aventurier


- Un compteur odométrique : qu'on l'appelle Terratrip, tripmaster ou "truc-qui-compte-les-mètres", on parle ici d'un appareil spécifique qui (par GPS / capteur sur la roue / dérivation du câble compteur) vous indiquera la distance parcourue entre chaque remise à zéro... vous êtes un pro


- Un smartphone : plusieurs applis tout à fait valables vous proposent de jouer les compteurs odométriques (GPSTrip, etc.)... vous êtes connecté ou vous avez compris qu'il n'était pas indispensable d'investir des cents et des milles dans un appareil compliqué


Mais revenons-en à nos distances partielles. Si nous savons désormais comment elles se lisent, comment savoir à quel moment je dois remettre mon appareil à zéro ? Conventionnellement (comprenez : "en gros c'est souvent le cas") on remettra à zéro au premier évènement. Je sais, ce n'est pas clair. Mais si l'on reprend l'image de tout à l'heure, vous verrez un point rouge dans la note 66 : vous verrez qu'il se situe à la première intersection rencontrée, donc au premier évènement, c'est ici que vous remettrez à zéro. Il en ira de même si vous filez tout droit face à plusieurs routes consécutives, si vous entrez sur un rond-point, etc.



Pour le reste, rien de bien complexe : les informations viennent compléter la note qui représentera la configuration exacte de la route, les colonnes complémentaires permettront d'y lire soit des distances dégressives, soit des temps de passage, etc.


PETITE INFO COMPLÉMENTAIRE : les voies en pointillés sur le road-book sont des routes dites blanches, non-asphaltées donc.


Auteur du jour : Thibaut


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