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KezakoNavigo ep.4 : la cartographie

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Les cartes d'Etat-Major... les plus troubadours d'entre nous en ont un souvenir ému, les plus jeunes cherche encore comment les mettre à jour sur leur GPS, mais c'est surtout du côté des rally(wo)men de la première heure qu'il faut chercher : à l'origine de tous nos rallyes, ce sont des épreuves à la carte, souvent nocturnes, où l'on se bat à coup de chrono... autre temps, autres conditions de circulation, autres moeurs rallystiques ! Le temps passant, les parcours sont devenus des spéciales et les cartes sont devenues des road-books.



Je préfère vous prévenir maintenant : assez peu d'images au programme de cette présentation car une carte reste une carte.

Sachons rester simple : la carte tracée

On ouvre le bal de ce tutoriel cartographique avec la simple carte, tracée. Sans piège ? pas forcément. Eh bien oui, une carte aussi détaillée soit elle peut être source de piège. Si nous n'avons pas beaucoup d'astuce à vous donner sur la lecture d'une carte en elle-même, nous pouvons "éventer" ce que certains organisateurs vicieux pourraient vous présenter.



On commence avec les "NFP" ou les éléments qui Ne Figurent Pas (sous entendu, sur la carte). Ce sont toutes les portions de route ou le tracé à suivre sort des routes figurant sur la carte. Nos amis du Rallye Historique du Poitou l'ont bien compris et nous l'ont fait comprendre : il suffit de faire passer une ligne LGV dans la campagne pour offrir tout un lot de routes qui disparaissent des cartes et d'autres qui apparaissent sur le terrain. Etonnant ? Pas tant que ça, car rien n'oblige l'Organisateur à fournir une carte actualisée, d'autant qu'elles ne sont pas toujours disponibles !



Deuxième source principale de piège (qui confine d'ailleurs à la première) : la recherche du détail (où se cache le diable, du moins on le dit). S'il est une leçon à retenir de tous nos tutoriels, c'est que plus un support est simple en apparence, plus il faut s'en méfier. Car tout a son importance : si votre tracé passe à droite de l'église, ce n'est pas parce que la route tourne à gauche, peut être faut-il chercher la venelle ? si la ligne du tracé semble faire le tour du rond-point, ce n'est pas pour la beauté du geste (coucou les copains du Loir et Cher Historique)... nous laissons à votre imagination tout un tas d'autres réjouissances !



Et si le tracé disparaissait ?

Abordons maintenant une première déclinaison de la cartographie : nous ne sommes pas en 1905 mais presque, séparons la carte de son tracé. C'est la situation classique de la carte à tracé : une première feuille vous offre le fond de carte, une seconde vous propose le tracé (ou les tracés si on les découpe en tronçons successifs). C'est alors au navigateur de faire coller le(s) tracé(s) avec son fond de carte. S'observent alors 3 écoles.



Ceux que je nommerais les cyborgs de la navigation : que la carte soit tracée ou non, pour eux, c'est du pareil aux mêmes. Ces navigateurs là ne vont rien retracer ni rien "calquer", ils vont simplement virtualiser le tracé sur la carte, dans leur tête.



Viennent ensuite les scribes. Cette fois, le navigateur va venir recopier le tronçon directement sur la carte pour en faire une carte tracée. Ce mode de transfert est le plus aisé, notamment lorsqu'on débute. Mais s'il n'est pas trop chronophage, il présente l'inconvénient majeur de "vicier" le support de carte : le tracé manuel est plus ou moins fin, plus ou moins exact, on prend le risque de repasser plusieurs fois sur la même route et de ne plus savoir dans quel sens on fait le tour de l'arbre... efficace mais dangereux donc.



Restent la catégorie des nostalgiques des rétroprojecteurs et de leurs feuilles transparentes (pour les plus jeunes, ce sont les ancêtres des smartboards). La technique consiste alors à reporter le(s) tracé(s) sur un papier calque ou sur une feuille transparente, que l'on viendra ensuite coller/présenter sur le fond de carte. Cela a le principal désavantage d'être assez chronophage mais présente l'avantage majeur de ne pas altérer la carte : on présentera et retirera le calque au fur et à mesure des besoins.



Ou encore si c'était le fond de carte lui-même qui disparaissait ?

Là, on commence à attaquer dans le plus dur, la disparition du fond de carte, ne reste alors que le tracé et les entrées de toutes les routes rencontrées. Forcément, cela signifie une perte totale des repères habituels (noms de communes, etc.) mais aussi perte de l'échelle (qu'on pourra cependant recalculer entre deux intersections). Certains Organisateurs y indiquent la signalétique routière, ce n'est pas une règle générale.



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Cependant, il est un élément important à mentionner : toute route apparaissant sur la carte originelle apparaîtra sur le tracé, peu importe sa grosseur et son existence sur le terrain. Ainsi, certaines routes apparaissant sur la carte comme telle pourraient n'être devenues que des entrées de champs... la vigilance sera de mise, évidemment.



Pourrait-on imaginer d'autres variations ?

Evidemment, et non sans une certaine délectation, oui. On pourra citer l'exemple du carto'puzzle : on vous présente des morceaux de cartes, à des échelles pas nécessairement identiques, à vous d'en retrouver le bon ordre. La carte pourra aussi se changer en vue satellite, brouillant ainsi les pistes de la simple route à suivre. Ce sont autant de déclinaisons possibles, mais difficile de les citer toutes...